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Classe de Mme Derouen

Ecole Jean-Jaurès

1, place Jules-Ferry

69300 Caluire-et-Cuire

 

Tél./Fax : 04 78 29 58 58 jeanjaures@pplication.fr.st

 LES 70 ans de l’école JEAN-JAURÈS
Classe de CE2 - 2003

Travail réalisé :

Nous avons voulu savoir comment on vivait à l’école « avant ».
Nous avons réalisé un questionnaire que nous avons proposé à nos parents, mais surtout à nos grands-parents.
Tous ont répondu très sérieusement.
Nous avons voulu mettre sur le site quelques uns de leurs témoignages.

L’école Jean Jaurès :
A la place de l’école Jean-Jaurès, se trouvaient des maraîchers, des fleuristes et une usine. (parents d'Aliénor)
Le matériel de l’écolier : A l’époque de mes grands-parents, les feutres n’existaient pas. On écrivait avec un porte-plume, une plume et de l’encre dans un encrier. (Léa)
Une plume « Sergent major » … (Benjamin)
Les tables en bois, appelées pupitres, faisaient corps avec les bancs. Le bureau du maître était sur une estrade. (mami de Solène)
Nos cartables étaient en cuir et nous servaient pendant de nombreuses années. (maman de Marine)
On était chaussé de galoches en bois faisant beaucoup de bruit lorsqu’on marchait mais qui étaient très performantes l’hiver sur la glace. (papi de Marine)
Les vêtements :
On avait tous une blouse, mais chacune était différente. (maman de Mathias)
Les activités :
Ma mamie et ma maman ont appris à coudre, à broder, à tricoter. ( Léa )
La morale, l’instruction civique (Arthur)
Le goûter :
Pour le goûter, mes parents mangeaient du pain avec du chocolat ou de la confiture. ( Léa )
Tartine de chocolat, de fromage ; saucisson (Maman d’Antoine)
Les horaires :
Rentrée scolaire, fin septembre / Toussaint, trois jours / Noël, un peu plus d’une semaine / Mardi Gras, trois jours / Pâques, quinze jours / grandes vacances fin juin. On chantait alors : Vive les vacances, A bas les pénitences, les cahiers au feu, et la maîtresse au milieu. (mami de Marine)
Mes grands-parents n’allaient pas à l’école le jeudi. L’école ne reprenait que mi-octobre. (Léa)
Les jeux :
Mon papi jouait avec des échasses en bois ou avec un cerceau en fer. (Léa)
Les enfants jouaient avec des osselets, à colin-maillard ; les filles jonglaient avec des balles en mousse, au ballon lancé contre le mur … (mami de Solène)
Quelques anecdotes :
Nous portions les œufs de la ferme à la maîtresse… En chemin, j’ai participé à une partie de corde à sauter. Les œufs sont arrivés cassés chez la maîtresse. ( Mami de Solène)
Pépé avait la chance d’habiter à un kilomètre et demi de l’école. En hiver, il arrivait de bonne heure et aidait la maîtresse, Mme Bris, à allumer le feu dans le poêle et pouvait se sécher et se réchauffer avant le début des cours. (mami de Marine)
Pour aider les petits à apprendre le calcul, il y avait des paquets de vingt bûchettes en bois. Le plaisir était d’en voler aux camarades pour les faire punir. (mami de Marine)
Cette période d’école primaire a été très perturbée par la guerre. Notre travail était souvent interrompu par les bombardements. On laissait rapidement ce que l’on faisait pour  aller se réfugier dans les abris.
Malgré ce danger qui était permanent, nous étions toujours gais, prêts à nous amuser, à chanter, insouciants du danger, en raison de notre jeune âge ( papi de Marine)
Les punitions :
Les retenues, le piquet, les coups de règle sur les doigts, les vexations variées et diverses. (parents d’Arthur)
On copiait des lignes (maman de Mathias)
Les maîtres n’hésitaient pas à donner une fessée, à mettre au coin, à tirer les oreilles. (Maman de Marine)
Il y avait aussi des récompenses :
Ma mami a perdu sa médaille d’honneur. (Benjamin)
Garçons et filles :
L’école était dirigée par des ecclésiastiques. Les filles allaient dans l’école des sœurs, les garçons à l'école des frères. En tant que pensionnaire, je vivais toute la semaine de 6h30 à 20h. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu le portail de l’établissement fermé, sauf pendant les vacances. Chaque jour commençait par la leçon de morale ou d’instruction civique. Pas d’uniforme unique, sauf pour le sport (maillot rouge avec un écusson ; un short blanc) (papa de Romain)
On séparait les enfants car les garçons devaient apprendre un métier ; les filles devaient être de bonnes mamans (mami de Marine)
Les repas :
Chaque élève avait la même table et la même place pour toute l’année. (papa de Romain)
Nous restions presque tous à la cantine car nous venions de différents villages. Nous mangions souvent des féculents. (maman de Marine)
La soupe (mami de Marine)
Témoignage :
Je dirais simplement « merci » à tous mes instituteurs dont le but était de faire vivre les enfants des campagnes comme ceux des grandes villes en nous ouvrant sur le monde.
Je leur dirais aussi « merci » pour tout ce qu’ils nous ont appris et pour le message qu’ils nous ont transmis : prendre du plaisir à apprendre, pour soi-même et pour son avenir (maman de Marine)

 

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